Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 18:04
Avril est là, les dernières oranges amères sont enlevées des arbres par les jardiniers municipaux.

Dimanche des Rameaux s’annonce sous la chaleur et le ciel bleu.

Tout est à moitié consommé : j’ai imaginé ma confrérie, vécu l’arrivée du printemps, voyagé en Andalousie et essayé de démystifier Séville. Pures joies.

Les prochains articles de ce blog vivront leur Carême, un peu tardif : maigres d’images et de textes mais métonymiques de chaque jour vécu jusqu’au Dimanche de la Résurrection, le « lundi saint » suisse étant ici une aberration mentale.

Donc, aujourd’hui à vélo, il fallait expérimenter la vitesse de 15-20 kilomètres-heure pour sentir la ville : des fleurs d’oranger on passe au puissant jasmin des jardins de Murillo et on ne peut que penser à Juan Ramon Jimenez, le grand poète andalou  prix Nobel de littérature 1956.



Du jasmin sévillan, il a tiré ces beaux vers :


Son musicas de oro
blanco, que surgen solas, de repente,
como ascension de candidos jardines ;
un coro
agudo de jazmines
celestes, bandolines,
arpas y violines
que tanen arrobados serafines...

Ce sont des musiques d’or
blanc, qui surgissent seules, tout à coup,
telle une ascension de candides jardins ;
un choeur
aigu de jasmins
célestes, mandolines,
harpes et violons
que jouent des séraphins en extase...

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