Dimanche 22 mars 2009
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La ville vibre de l’imminence des Rameaux. Le passant curieux jette un œil à travers un portail, ouvre une porte d’église à
midi, pénètre dans un atelier. Les confréries sont à préparer leurs pasos dans une effervescence concentrée, les confrères font fabriquer leur capirote, chapeau pointu.
Psychologiquement, la Semaine Sainte de cette année s’annonce très difficile puisque
depuis 2001 il a toujours plu au moins un jour, ce qui ruine l'attente et l'espoir des membres et amoureux de telle ou telle confrérie qui no sale a la calle. Esperanza décue
!
La pluie sainte est la mala suerte fondamentale du Sévillan. Un article paru aujourd’hui dans le journal local interroge un psychiatre sur les effets psychologiques des semaines saintes
pluvieuses. Insécurité, intranquillidad et frustration inconsciente touchent le malade atteint par les facteurs externes qui ternissent ces moments de vie tant attendus. Avec le temps
sublime qui ne cesse d'illuminer la ville depuis le 11 février (sauf cinq jours), tout est à craindre pour le 5 avril si on croit à la loi des séries.
N’est pas stoïcien qui veut et c’est la raison pour laquelle demain je serai à Cordoue dans un hôtel de la place Sénèque. Le grand philosophe est né dans cette ville et cette année peu m’importe
les choses qui ne dépendent pas de moi : logique, non ?