Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 15:54
A une cinquantaine kilomètres au sud-ouest de Séville, on arrive à Villamanrique de la Condesa, une petite ville proche de El Rocio où a lieu chaque année le plus important pèlerinage d'Europe. Une semaine avant la Pentecôte, plus d'une centaine de confréries d'Andalousie et d'Espagne vont marcher jusqu'à l'Eglise du Rocio qui abrite une célèbre Vierge portée dans la foule la nuit du dimanche au lundi.

Nuestra Señora del Rocío (littéralement Notre Dame de la Rosée), est appelée également Blanca Paloma (Blanche Colombe), La Pastora (la Bergère) ou La Reina de las Marismas (la Reine des Marais).




La légende de l'apparition de la Virgen del Rocío remonte au XVIe siècle. Elle a été transmise oralement et ce n'est qu'au XVIIIe siècle qu'on en retrouve la première trace écrite. Elle raconte qu'un berger (ou un chasseur, selon les versions) du nom de Gregorio Medina, habitant à Villamanrique de la Condesa, trouva au lieu-dit La Rocina, dans une cavité d'un arbre, une statuette de la Vierge et décida de l'emmener avec lui à Almonte, le village le plus proche, à 17 km de là. Sur le chemin, il se reposa un instant et, à son réveil, la statuette avait disparu. Il retourna alors à l'endroit où il l'avait découverte et la retrouva au même endroit. Quand il raconta son aventure aux autorités d'Almonte, ces dernières en conclurent que la statuette y était retourné de sa propre volonté et que cet endroit était le sien. Ils décidèrent d'ériger un ermitage à cet endroit pour son adoration. La Vierge prit le nom de Virgen de Las Rocinas, puis de Virgen del Rocío en 1758.

C'est à Villamanrique que la plupart des confréries s'arrêtent avec leur chariot devant l'église pour saluer l'étendard de la Vierge de la confrérie de la ville. En effet, chaque confrérie transporte avec elle un étendard (simpecado) symbolisant la pureté virginale et placé sur une carreta, un chariot à grandes roues capable de franchir certains gués.

J'assisterais bien au pèlerinage et en particulier à la cérémonie de Villamanrique, le 28 mai, où les boeufs tirant les carretas sont dressés à s'agenouiller devant l'image de la Vierge.

J'aurais déjà pris mes repères dans le bar en face de l'église, un concentré de l'Andalousie : images du pèlerinage, photo du Christ sévillan de l'Expiration, programme des corridas de Séville, rien ne manque à la panoplie profonde de l'âme andalouse. Ensuite, je marcherais avec les pèlerins pendant 25 kilomètres dans l'immense pinède qui sépare Villamanrique du Rocio.


La vidéo vous donne une idée de l'entreprise qui met en joie sprituelle les pèlerins, croyants ou athées d'ailleurs.

Entretemps, je vais relire le livre de Francis Marmande et revoir le film de Jean-Blaise Junod.

Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés