Lundi 2 mars 2009
1
02
/03
/2009
16:17
Il existe encorer aujourd'hui à Séville, la cité la plus catholique du monde après Rome, quatre-vingts couvents et monastères
dont seize sont dits de "clôture", à savoir que les religieuses y vivent cloîtrées, sans contact avec le monde extérieur (en rouge sur le plan).
Les laïcs peuvent y assister à la messe dominicale en compagnie des nonnes séparées de l'église par une grille. Lors
d'un récent service au couvent Madre de Dios, situé dans une ancienne synagogue de la Juderia, j'ai volé, Dieu me pardonne, ces quelques images de la communion. Les religieuses,
essentiellement noires - recrutement oblige dans une Espagne qui se sécularise - y jouent de la musique africaine à la fin de la messe : il faut l'avoir entendu pour le croire !
Impiété de ces notes, j'en conviens, qui va d'ailleurs avec le péché de gourmandise propre à certains couvents sévillans pourvoyeurs de délices coupables.
Ainsi le Couvent Santa Paula est spécialisé dans la fabrication de confitures. Sa gelée aux fleurs d'oranger et ses poivrons rouges entiers confits au sucre n'ont rien à voir avec la
rigueur de la vie monastique.
A Séville les couvents sont donc des oasis paradisiaques où la prière et le travail sont sublimés par le bien-être du
soleil et de l'ombre, des plantes et des fontaines. L'exemple du cloître franciscain de Saint-Bonaventure est parlant.