Mardi 27 janvier 2009
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Des deux mille photos numériques de Séville accumulées dans ma phototèque, je tirerai celle-ci, présentée ci-dessous. Je ne suis
pas photographe mais aime capter des instants magiques qui s'effaceraient plus vite de la mémoire sans la trace photographique. C'est du moins ainsi que mes affects fonctionnent, pour mon
bonheur.
Le Vendredi Saint 6 avril 2007, il est 8 h 20 du matin dans une ruelle du centre historique. C'est la fin de la Madrugada, la nuit
où les confréries les plus importantes ont accompli leur procession de pénitence. Deux jeunes Sévillans ont passé la nuit dehors pour voir notamment le Christ du Gran Poder de Juan de Mesa. Très imprévoyants, ils ne portent qu'un chandail ou un petite veste polaire et se réchauffent avec leur couverture et du chocolat
chaud. Ils posent pour moi, les yeux allumés par mon flash et par leur passion pour cette nuit.
Moi aussi, plus emmitouflé qu'un jour de grand froid à La Chaux-de-Fonds, j'ai attendu le passage du Señor de Sevilla devant l'arc du Postigo et je me prépare à filer tout au nord du centre
historique pour réserver une bonne place devant un balcon où s'arrêtera, je le sais, la Vierge de la Macarena.
A Séville, cette nuit-là, il a fait 3 degrés et les saetas captées par la vidéo du Nikon restent dans la mémoire ... de mon Mac.