Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /2009 23:29
Il en est de Séville comme de Naples : les grandes métropoles du Nord les méprisent. Elles sont nonchalantes, ne travaillent pas assez et y règne la pagaille, dit-on à Milan et Madrid, villes plates, sans mer ou fleuve, « modernes ». C’est pourquoi je déteste Milan, sa gare, son brouillard et sa pollution. Madrid, d’où je reviens dans mes jardinets pour quelques jours, s’en sort à peine mieux. Heureusement que ce matin j’étais seul, à 9 h. 15, devant les Ménines et les Fileuses de Vélazquez.

Séville, donc, serait la quintessence des villes que j’aime. Paris, monumentale et intime ; Londres, avec ses quartiers si variés, ses barrios, où l’on passe d’un monde à l’autre ; Venise, lumineux labyrinthe qui nous égare dans nos errances ; Prague, ineffable la nuit avec ses réverbères et ses tavernes ; Rome, l’autre ville baroque en perpétuelle mise en scène d’elle-même ; Florence, aux deux rives et à la richesse culturelle syndromique.

Et Naples, évidemment, qui résiste aux modes avec le sourire aux lèvres malgré la dureté du monde : beaucoup de chômage les deux villes. Naples, où les Macdo sont rares et les tavernes multiples, Naples et ses habitants artistes de la vie…

Me manque seulement à Séville la multiculturalité de Londres, toutes les couleurs et les langues qui se côtoient dans un autobus, par exemple. J’y serai début février et j’ai hâte de voir comment, à mon retour au corral, le bananier aura dépéri pour mieux annoncer le printemps qui va recommencer.


Merci à mes lecteurs de toujours me suivre dans de prochains articles qui seront illustrés par des images en différé.
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés