Mercredi 21 janvier 2009
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Montrer et être montré. La ville a ses parures dans ses rues, ses monuments, ses maisons. Pour se faire voir, elle se vêt de
cinq couleurs de base : le blanc de la pureté, le bleu du ciel, le vert de la vie et de la mort, le rouge brique de la passion, le jaune ocre du soleil (blanco, azul, verde, red,
amarillo)
Les mots sont-ils assez forts pour dire ce théâtre, pour faire sentir combien on est maternellement pris en charge par cette ville, la ville des Vierges ?
Peut-être pas si l'on en croit l'écrivain portugais que lit le héros du livre de Pascal
Mercier, Voyage en train à Lisbonne : "Sur mille expériences que nous faisons,
nous en traduisons tout au plus une par des mots, et même celle-là simplement par hasard et sans le soin qu'elle mériterait. Parmi toutes les expériences muettes sont cachées celles qui donnent
secrètement à notre vie sa forme, sa couleur et sa mélodie. Si ensuite, en archéologue de l'âme, nous nous tournons vers ces trésors, nous découvrons à quel point ils sont déconcertants.
L'objet de l'observation refuse de s'immobiliser, les mots glissent le long du vécu et à la fin il ne reste que des contradictions".
J'essaie de sortir de ce désarroi de l'impotence verbale par des images dont celle-ci qui a illuminé mon
matin.
ou celle-là, les arènes...