Mardi 13 janvier 2009
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A Séville, l'actuelle vague de froid est la seconde plus glaciale des 15 dernières années. La température minimale a atteint deux jours de suite 0 degré, un chiffre qui s'était seulement produit en une seule occasion depuis
décembre 1994. La température minimale absolue la plus basse de l'histoire - au moins depuis que les chiffres existent - date du 12 février 1950 avec -5,5 degrés.
Qu’en tirer pour augmenter notre joie ?
Voir les champs d’oliviers gelés lors d'un voyage en train,
jouir de la lumière violente et crue de la ville,
jouer, emmitouflé, avec une chatte dans les jardins de l'Alcazar ...
L'inverse de la joie, c'est la tristesse, qui nous fait développer des passions diminuant notre puissance d'être. L'exemple
européen le plus frappant de cette réflexion spinoziste se trouvera facilement dans l'amertume (amargura) considérable développée par les Espagnols et les Neuchâtelois à propos de
l'incurie des pouvoirs publics à lutter conre la nature. Cuche et la ministre espagnole des transports sont sur la sellette.
C'est la raison pour laquelle la sonnerie de mon portable est la marche de la Vierge de l'Amargura, une célèbre effigie sculptée qui sort en procession le dimanche soir des Rameaux, cette année le 5 avril, jour des élections
neuchâteloises.
La preuve de mon amour pour la neige, mon canton (55 heures de plus d'ensoleillement en 2008 à La Chaux-de-Fonds qu'à
Neuchâtel, cf ce site), Séville et l'Amargura :