Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 23:30
Le journal sévillan le plus complet est avec le Correo de Andalucia le Diario de Sevilla. Chaque jour Carlos Colon y tient une chronique. En pur Sévillan, il sait que sa ville est unique; quant au reste du monde, j'ignore s'il le connaît: les Sévillans sont nombriliques, ce qui ne les empêche pas de philosopher.

Ainsi, hier matin, Colon s'émouvait d'un lever de soleil sur sa ville où le ciel gris était barré d'une bande lumineuse. Et il ajoutait : "Porque la belleza aguarda siempre, escondida en las cosas, camuflada en la cotidianidad, disfrazada de rutina, esperando darse a quienes saben que los dones mayores son gratuitos y que toda la belleza del mundo está en los ojos de quienes saben contemplarla."

(...) "La beauté attend toujours, cachée dans les choses, camouflée dans la quotidienneté, déguisée en routine, attendant de se donner à ceux qui savent que les plus grands talents sont gratuits et que toute la beauté du monde est dans les yeux de ceux qui savent la contempler."

Quant à moi, ces deux derniers matins m'ont bien révélé que je n'ai pas de talent d'écrivain, à peine de philosophe, mais que, peut-être, je sais, et veux, capter les belles choses.

Ainsi, dans le train qui me ramenait de Caceres, en Extramadure, le soleil se levait sur les champs d'oliviers gelés après une nuit glaciale de moins 5 degrés.






Ainsi, ce matin, au Corral del Conde, le soleil se levait devant une branche de jasmin qui projetait son ombre sur le mur.

Des poètes en ont fait, en font, et en feront des vers.

Moi pas.


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