Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /2008 20:21
Il serait navrant, en ce 5 novembre 2008, un jour après l’élection de Barack Obama, de ne pas citer un passage-phare de son fameux discours du 18 mars 2008 à Philadelphie.

" Mais j’ai voulu affirmer ma ferme conviction - une conviction enracinée en Dieu et dans ma foi dans le peuple américain - qu’en travaillant ensemble nous pouvons dépasser certaines de vieilles blessures raciales, et que en fait nous n’avons pas le choix si nous voulons continuer sur la voie d’une union plus parfaite. Pour la communauté africaine américaine, cette voie signifie assumer le fardeau de notre passé sans devenir les victimes de notre passé. Cela signifie continuer à insister pour une justice totale dans chaque aspect de la vie américaine. Mais cela signifie aussi lier nos revendications particulières – pour une meilleur assistance médicale et de meilleures écoles et de meilleurs emplois - aux plus larges aspirations de tous les Américains :  la femme blanche qui lutte pour briser le plafond de verre, l’homme blanc qui a été licencié, l’immigrant qui essaie de nourrir sa famille. Ce qui signifie prendre la pleine responsabilité de nos propres vies –en demandant plus à nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur lisant, en leur enseignant que quels que soient les défis et les discriminations qu’ils rencontreront dans leur vie, ils ne doivent jamais succomber au désespoir ou au cynisme. Ils doivent toujours croire qu’ils peuvent écrire leur propre destin."


Et non moins navrant de ne pas montrer le Monument de la tolérance de Eduardo Chillida, installé sur les quais du Guadalquivir.



Un modèle plus petit de cette œuvre se trouve à San Sebastian, dans le musée-parc dédié au sculpteur natif de cette ville. Il permet de comprendre l'idée même de tolérance: une culture majoritaire, qui se prétend centrale, embrasse les autres, dont une finit par la dépasser...


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